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La charité bien ordonnée

La charité s'ignore elle-même ; elle ne sait même pas de quoi elle est le nom, et elle se meurt à elle-même dès qu'elle se manifeste ; elle se joue comme on respire, dans le murmure d'une brise légère, très loin des cymbales et des cuivres retentissants du monde. Qu'on la dise et là voilà inerte.

Seul l'étonnement la manifeste et l'authentifie : 
"Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger ?- ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? - ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous venus te voir ?"

Ceux-là sont comme les Tsadikim Nistarim, les justes cachés du Talmud : inconnus du monde et d'eux-mêmes, ils ignorent leur justice, et cela le leur fut compté comme tel.

 

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