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Pinocchio

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 A la page 150 de son livre Une brève histoire du temps, aux éditions Flammarion coll. Champs Science, Stephen Hawking rapporte une audience générale avec le pape Jean Paul II en 1981, lors d'un colloque de l'Académie Pontificale des Sciences :

"A la fin de cette conférence, les participants se virent accorder une audience avec le pape qui estima que c'était une bonne chose d'étudier l'évolution de l'univers après le Big Bang, mais que nous ne devrions pas nous occuper du Big bang lui-même parce que c'était le moment de la création et donc l'oeuvre de Dieu."

 

L'allocution de Jean-Paul II, que l'on suppose celle du 3 octobre 1981, Stephen Hawking ne donnant aucune référence, peut se lire par tous ici : Discours du Saint-Père Jean-paul II  l'Académie Pontificale des Sciences.

Soit Stephen Hawking dormait profondément, soit il a pris ses désirs pour la réalité en s'imaginant le nouveau Galilée martyr de la science, car nulle part dans le discours du pape on ne trouve cette ineptie.

Tout au plus trouve-t-on une citation d'une allocution de Pie XII sur le thème de l'origine de l'univers qui, de l'aveux même de la science, reste un mystère - et donc ouvert à la pensée métaphysique: 

« En vain attendrait-on une réponse des sciences de la nature, qui déclarent au contraire loyalement se trouver devant une énigme insoluble. Il est également certain que l’esprit humain versé dans la méditation philosophique pénètre plus profondément dans le problème. On ne peut nier qu’un esprit éclairé et enrichi par les connaissances scientifiques modernes, et qui envisage avec sérénité ce problème, est conduit à briser le cercle d’un matière totalement indépendante et autonome – parce que ou incréée ou s’étant créée elle-même – et à remonter jusqu’à un Esprit créateur. Avec le même regard limpide et critique dont il examine et juge les faits, il y entrevoit et reconnaît l’œuvre de la Toute-Puissance créatrice, dont la vertu, suscitée par le puissant “fiat” prononcé il y a des milliards d’années par l’Esprit créateur, s’est déployée dans l’univers, appelant à l’existence, dans un geste de généreux amour, la matière débordante d’énergie ».

 

J'espère que notre homme est un peu plus rigoureux dans ses calculs ; il est vrai qu'il est spécialiste des trous noirs, bien connus pour siphonner l'information. Il devrait en tous cas savoir qu'il est infiniment redevable à un religieux, l'abbé George Lemaître, l'un des pères de la théorie du Big Bang, sans qui le monde scientifique barboterait encore dans leur représentation aristotélicienne d'un univers statique et sans commencement.

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