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Religion

  • La charité bien ordonnée

    La charité s'ignore elle-même ; elle ne sait même pas de quoi elle est le nom, et elle se meurt à elle-même dès qu'elle se manifeste ; elle se joue comme on respire, dans le murmure d'une brise légère, très loin des cymbales et des cuivres retentissants du monde. Qu'on la dise et là voilà inerte.

    Seul l'étonnement la manifeste et l'authentifie : 
    "Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger ?- ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire ? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli ? - ou nu, et t'avons-nous vêtu ? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous venus te voir ?"

    Ceux-là sont comme les Tsadikim Nistarim, les justes cachés du Talmud : inconnus du monde et d'eux-mêmes, ils ignorent leur justice, et cela le leur fut compté comme tel.

     

  • La langue dans sa poche

    A lire ici

  • Daesh et le Mahdi

    Article clair et accessible pour comprendre ce qui meut Daesh :

     

    http://www.jeuneafrique.com/226380/politique/la-propagande-de-daesh-et-le-fantasme-de-la-venue-du-mahdi-sauveur-des-musulmans/

     

    Et comprendre pourquoi battre Daesh ne résoudra pas le problème à sa racine, mais effacera simplement et temporairement les symptômes du mal. Une crème anti-ride n'a jamais empêché quiconque de vieillir.

  • Le poids des maux

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     Dabiq est un magazine qui se veut l'organe de Daesh. Son nom viendrait d'une bourgade de Syrie, où, selon l'apocalyptique mahdiste de l'islam, se tiendra la bataille finale :

     

    « L'heure dernière n'arrivera pas avant que les Byzantins [Romains] n'attaquent Dabiq. Une armée musulmane regroupant des hommes parmi les meilleurs sur terre à cette époque sera dépêchée de Médine pour les contrecarrer. Une fois les deux armées face à face, les Byzantins s'écrieront : "laissez-nous combattre nos semblables convertis à l'Islam." Les musulmans répondront : "Par Allah, nous n'abandonnerons jamais nos frères." Puis la bataille s'engagera. Un tiers s'avouera vaincu ; plus jamais Allah ne leur pardonnera. Un tiers mourra ; ils seront les meilleurs martyrs aux yeux d'Allah. Et un tiers vaincra ; ils ne seront plus jamais éprouvés et ils conquerront Constantinople. » (Muslim *) (cf article wikipedia).

     

    Le numéro 15 de cette vaillante publication contient, entre une photo de carnage et une inévitable photo de décapitation, plusieurs articles d'une importance extrême si l'on veut comprendre le logiciel de Daesh. En particulier une question entre toutes : "pourquoi tant de haine ?"
    Le thème de ce numéro peut être en effet résumé par cette interrogation : pourquoi on vous déteste ? Et, ma foi de mécréant, tout le contenu est fort convaincant. Quelques extraits édifiants :

     

    "Un crime motivé par la haine ? Oui. Les musulmans sans conteste haïssent les sodomites libéraux, comme tous ceux ayant encore une parcelle de leur fitrah (foi en Dieu innée en l'homme) encore intacte. Un acte de terrorisme ? Absolument. Les musulmans ont reçu l'ordre de terroriser les incroyants ennemis d'Allah. Mais un acte de violence insensé ? On penserait que l'occidental moyen, à l'heure actuel, aurait abandonné l'accusation éculée que les actions des moudjahidin - qui ont annoncé leurs objectifs, intentions et motivations de multiples fois - n'ont aucun sens." (P30)

     

    "Il y a des exceptions parmi les mécréants, sans aucun doute ; des gens qui déclarent sans fard que le djihad et les lois de la Shari'ah - et tout le reste frappé de tabou par la masse des "l'islam-est-une-religion-pacifique" - sont en réalité complètement islamiques, mais il s'agit le plus souvent de gens beaucoup moins crédibles et marginalisés, donc leur voix est ignorée et une grande partie des masses ignorantes continuent de croire erronément l'inverse."

     

    "Votre mécréance est la raison première pour laquelle nous vous combattons, comme il nous a été commandés de combattre les mécréants jusqu'à ce qu'ils se soumettent à l'autorité de l'islam, soit en devenant musulmans, soit en payant la jizyah - pour ceux qui peuvent se permettre cette option - et vivre en humiliation sous la férule des musulmans. Ainsi, même si vous deviez arrêter de nous combattre, le meilleur scénario en temps de guerre serait que nous suspendions nos attaques contre vous - si nous le jugions nécessaire - afin de se concentrer sur les menaces les plus proches et immédiates, avant finalement de reprendre nos campagnes contre vous. "Et combats les jusqu'à ce qu'il n'existe plus de fitnah (paganisme ou  associanisme) et jusqu'à ce que la religion tout entière, soit pour Allah" (Sourate Al-Baqarah, "la Vache" 193)."

     

    "Nous vous haïssons parce que vos sociétés laïques et libérales permettent les choses que Allah a précisément défendu, tandis qu'elles bannissent les choses qu'Il a permise."

     

    (P31)

     

    Le fait est, même si vous arrêtiez de nous bombarder, de nous emprisonner, de nous torturer, de nous fustiger et d'usurper nos terres, nous continuerons à vous haïr parce que la raison première de vous haïr ne cessera pas d'exister tant que vous n'embrasserez pas l'islam. Même si vous payiez la jizyah et viviez en humiliation sous l'autorité de l'islam, nous continuerons à vous haïr.

    (P33)

    A propos du pape François ;

     

    Ceci est illustré dans l'affirmation [du pape] François disant que "notre respect pour les véritables fidèles de l'islam doit nous amener à éviter les généralisations haineuses, car l'islam authentique et une lecture correcte du Coran est opposé à toute forme de violence." (Evangelium gaudium).

    Tout ceci fait partie d'un plan pour démilitariser l'islam ou, plus précisément, pour éliminer le devoir clairement exposé dans le Coran et la Tradition (Sunnah) de faire le Djihad contre les païens jusqu'à ce que le monde entier soit soumis à la Shari'ah.

    (P51)

     

    * Abou Al-Hussein Muslim, IX°, l'un des compliateurs de Hadith les plus respectés du monde musulman

  • Barbapapisme

    barbabouille.gif L'on entend souvent que l'islam est une religion diverse : il n'y a pas un islam mais une pluralité d'islams, et ma foi, dans cette pluralité, il y doit bien en avoir un qui n'insulte pas le genre humain.

    Un article du New-York Time raconte l'histoire pathétique d'une jeune fille, Zahra, que son père maria à l'âge de 11 ans, tomba enceinte à 14, et mourut brûlée à 90%, fort probablement des suites de sévices de sa belle famille. Il apparaît dans cet article que l'âge légal du mariage en Afghanistan est de 16 ans, ce qui met le père de cette fille dans l'embarras lorsque les autorités afghanes essayèrent d'y voir clair. Aussi, lorsque l'enquêtrice Hassina Yousoufi émit des doutes sur le fait que Zahra eut à l'époque l'âge de décider quoique ce soit, le père répondit :

    "Pourquoi me le demandez vous ? Allez demander au prophète." - expliquant qu'il ne faisait là que suivre une tradition datant du prophète Mahomet, suivie de surcroît par celui-ci lorsqu'il se maria à la fillette Aicha. Sans argument, l'enquêtrice s'en alla.

    On peut toujours essayer d'inventer un islam humaniste. On ne réinventera ni le Coran, ni les hadiths, ni les biographies du prophète, et ni la Charia. Contrairement aux Barbapapa, une religion a une consistance, l'islam peut-être plus que toutes les autres.