25.12.2009
Noël, et autres définitions
NOËL, subst. masc.
A. 1. Fête chrétienne de la nativité du Christ, qui se célèbre le 25 décembre.
Du lat. natalis adj. «de naissance, relatif à la naissance», natalis dies et par substantivation natalis «jour de naissance» utilisé en lat. eccl. pour désigner la Nativité du Christ. L'o de noël (en face de l'a. fr. nael, ital. natale, a. prov. nadal) est dû à une dissimilation des 2 a de natalis.
Comme ça, juste pour rappeler que Noël ne signifie pas "fête du pognon et des commerçants". Mais pourquoi diable faut-il qu'une société de consommation souille et rende obscène tout ce qu'elle touche*, au contraire du christianisme qui élève et grandit l'âme à son plus haut ? Faut-il qu'il y ait deux logiques opposées : l'une mise sur la "magie" (ah la fameuse "magie de Noël" ; quelques lumignons et nous voilà aveuglé et tout excité, pauvre de nous), l'autre sur la grâce de Dieu. L'une est fausseté et superstition, l'autre est Vérité et Révélation. L'une nous dit : adore ton dieu pognon, sacrifie-lui : consomme ; l'autre nous dit "confiance, n'aie pas peur, tu peux aimer."
Ac 8:9- Or il y avait déjà auparavant dans la ville un homme appelé Simon, qui exerçait la magie et jetait le peuple de Samarie dans l'émerveillement. Il se disait quelqu'un de grand, et tous, du plus petit au plus grand, s'attachaient à lui. "Cet homme, disait-on, est la Puissance de Dieu, celle qu'on appelle la Grande." Ils s'attachaient donc à lui, parce qu'il y avait longtemps qu'il les tenait émerveillés par ses sortilèges.
Mais quand ils eurent cru à Philippe qui leur annonçait la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu et du nom de Jésus Christ, ils se firent baptiser, hommes et femmes. Simon lui-même crut à son tour ; ayant reçu le baptême, il ne lâchait plus Philippe, et il était dans l'émerveillement à la vue des signes et des grands miracles qui s'opéraient sous ses yeux.
(...)
Ac 8:18- Mais quand Simon vit que l'Esprit Saint était donné par l'imposition des mains des apôtres, il leur offrit de l'argent. " Donnez-moi, dit-il, ce pouvoir à moi aussi : que celui à qui j'imposerai les mains reçoive l'Esprit Saint. "
Mais Pierre lui répliqua : "Périsse ton argent, et toi avec lui, puisque tu as cru acheter le don de Dieu à prix d'argent ! Dans cette affaire il n'y a pour toi ni part ni héritage, car ton cœur n'est pas droit devant Dieu. Repens-toi donc de ton mauvais dessein et prie le Seigneur : peut-être cette pensée de ton cœur te sera-t-elle pardonnée ; car tu es, je le vois, dans l'amertume du fiel et les liens de l'iniquité. "
Simon répondit : " Intercédez vous-mêmes pour moi auprès du Seigneur, afin que rien ne m'arrive de ce que vous venez de dire. "
Définition : Simon le Mage, synon. Occident.
Que cette société périsse donc avec son argent, qui croit acheter les dons de Dieu à vil prix. Voyez tous ces trompeurs et séducteurs qui vous veulent du bien (faut-il que cette époque en soit particulièrement féconde) et vous proposent bonheur, santé, amour - contre espèces trébuchantes évidemment. Sortilèges : leurs cames ne sont que des ersatz, du vent, du piètre consommable. Et nous, leurs pigeons. Et nous finirons nous-mêmes consommables, selon leur logique.
Exemples de sortilèges, au hasard des radios et TV :
"open happiness"
"happiness factory"
"L'amour, ça se cuisine tous les jours."
"Chaque jour, du bonheur à tartiner."
Franchement, qui est assez con pour avaler de pareilles inepties ? Ne répondez pas.
Note : * voyez cette scène d'anthologie du film 99F, où la salle de réunion d'un groupe agro-alimentaire est parsemée d'oeuvres d'art les plus sacrées que l'humanité ait produite, mais perverties pour les besoins de leur marketing ou comment ces mages rendent-ils obscène tout ce qu'ils touchent.
20:08 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.12.2009
das Urteil (2)
Aux diverses questions :
1) Pie XII fut-il pro-nazi ? Les faits répondent "non".*
2) Pie XII fut-il antisémite ? Les faits répondent "non".
3) Pie XII fut-il passif face à la shoa ? Les faits répondent "non".
4) Pie XII fut-il silencieux face à la shoa ? Les faits répondent "non".
Aux diverses questions :
1) Pie XII fut-il l'ennemi juré d'Hitler et sa clique ? Les faits répondent "oui".
2) Pie XII fut-il bienveillant à l'égard des Juifs ? Les faits répondent "oui".
3) Pie XII a-t-il par son action sauvé des Juifs ? Les faits répondent "oui".
4) Pie XII a-t-il dénoncé le nazisme et sa barbarie ? Les faits répondent "oui".
5) Pie XII aurait-il dû parler plus explicitement et vigoureusement pour condamner la Shoa ? Les faits répondent : "nous ne savons pas, nous ignorons le mode du conditionnel ; nous ne savons que ce qui fut, non ce qui aurait pu être."
* Cf "Pie XII et la Seconde Guerre Mondiale" de Pierre Blet, "le Mythe du pape d'Hitler" de David Dalin, " A question of judgement" de Joseph Lichten, "Pie XII" d'Andrea Tornielli, "Les Justes" de Sir Martin Gilbert ; voir également Michael Tagliacozzo, ou encore "Pio XII e gli ebrei"", et "Pope Pius XII: Architect for Peace" par Margherita Marchione, "Three popes and the Jews", de Pichas Lapide, Pie XII face au Nazis" de Charles Klein, "Hitler, the War, and the Pope" de Ronald Rychlak, etc.
Note : incroyable : LCI se met à faire de l'info. Eh si : http://lci.tf1.fr/monde/institutions/2009-12/face-a-hitle...
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22.12.2009
Stat Crux dum volvitur orbis. Aux défaitistes.
"Il n'y a pas, et il n'y eut jamais sur terre, d'institutions humaines qui méritent autant d'être étudiées que l'Eglise catholique romaine. L'histoire de cette Eglise relie les deux grands âges de la civilisation humaine. Aucune autre institution n'est encore debout pour nous parler de l'époque où de la fumée s'élevait du Panthéon en sacrifice, et où des girafes et des tigres bondissaient dans l'amphitéâtre flavien. Les plus prestigieuses des maisons royales ne datent que d'hier comparées à la lignée des souverains pontifes. On peut ainsi remonter sans interruption cette lignée depuis le pape qui couronna Napoléon au XIX° siècle jusqu'à celui qui couronna Pépin au VIII° ; et cette auguste dynastie se prolonge bien au-delà de Pépin, jusqu'à ce qu'elle ne se perde dans le brouillard des légendes. La République de Venise en comparaison d'ancienneté se positionnerait bien derrière. Mais la République de Venise est une création récente au regard de la papauté ; et la République de Venise n'est plus ; et la papauté subsiste. La papauté subsiste, non en ruine, non une simple antiquité, mais pleine de vie et de vigueur. L'Eglise catholique envoie toujours aux quatre coins du monde des missionnaires aussi zélés que ceux qui arrivèrent dans le Kent avec Augustin*, se confronte toujours aux rois hostiles avec le même esprit qui prévalu contre Attila. Le nombre de ses enfants n'a jamais été aussi élevé. Ce qu'elle gagna dans le nouveau monde a plus que compensé ce qu'elle perdit dans l'ancien. Son ascendance spirituelle s'étend sur de vastes pays allant des plaines du Missouri jusqu'au Cap Horn, pays dont il est probable que la population d'ici un siècle soit aussi nombreuse que celle de l'Europe actuelle. Les membres de sa communion ne sont certainement pas moins de 150 millions ; et il sera difficile de prouver que tous les autres mouvements chrétiens réunis en totalisent plus de 120 millions. Nous ne voyons pas non plus de signe que le terme de sa domination arrive bientôt. Elle vit le commencement de tous les gouvernements politiques et ecclesiastiques qui existent dans le monde ; et nous n'avons pas d'indices qu'elle n'est pas destinée à être le témoin de la fin de tout ceux-là. Elle était grande et respectée avant que les Saxons ne posent le pied en Bretagne, avant que les Francs n'aient franchi le Rhin, quand l'éloquence grecque florissait encore à Antioche, quand des idoles étaient encore adorées dans le temple de la Mecque. Et il se peut bien qu'elle existe encore dans toute sa splendeur quand quelque voyageur de Nouvelle-Zélande, au milieu d'une vaste solitude, se tiendrait debout sur l'une des arches brisé du pont de Londres pour dessiner les ruines de la cathédrale Saint-Paul**."
Macaulay, Thomas Babington. "Van Ranke." 1840
Thomas Babington Macauley, ce qui est assez inhabituel pour un évangélique, fut fasciné par l'Eglise romaine dont il admirait bien des aspects, et dans son "essai sur l'Histoire des papes" de Ranke, publié en 18410 dans l'Edinburgh review, il affirme qu'elle s'avéra de toutes les insitutions occidentales, la plus ancienne et la plus brillante - et elle le fut parce que - et ce point sans doute dû paraître bien étrange aux protestants de l'ère victiorienne - elle sut gérer les dissidents de façon bien plus positive que [les Eglises] qui se sont séparées d'elle.
Related Material
The Catholic Church's Approach to Dissent
References
Macaulay, Thomas Babington. "Van Ranke." 1840. Project Gutenberg text viewed 16 November 2006.
Ranke, Leopold. The Ecclesiastical and political History of the Popes of Rome, during the Sixteenth and Seventeenth Centuries. Translated from the German, by SARAH AUSTIN. 3 vols. 8vo. London: 1840.
Texte original :
http://www.victorianweb.org/authors/macaulay/ranke1.html
Notes :
* Il s'agit d'Augustin de Kent, qui évangélisa la Bretagne au VI°
** Cathédrale anglicane, pour rappel.
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