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Aius Locutius - Page 2

  • Le plus con des derniers des hommes

    On savait l'anglais quelque peu fâché avec le genre des noms. Le métro Londonien, en accord avec la bêtise du siècle, a donc décidé d'abandonner le message d'accueil "bonjour messieurs dames", pour un simple "bon jour tout le monde". Ceci pour s'assurer que tout usager (usagère ? transusager ? bisusager ?) se sente le bienvenu. 

    Il semble donc que cette civilisation n'aura de cesse d'aller au plus profond de l'abyme de la bêtise la plus crasse et la plus niaiseuse. Dans des zones inexplorées jusqu'alors, et ce comme le ridicule est parfaitement assumé. Puisque tout amour-propre est abandonné en même temps que la plus élémentaires pudeur.

    La lutte contre le genre ou comment devenir le dernier du plus con du genre humain. Les Anglais dans ce domaine n'ont pas fini de tirer les premiers.

  • La famille "polyamoureuse"

    Juste pour prendre date. "Nous sommes une famille, une famille polyamoureuse», a déclaré l’un des concubins." 

    Manque plus que Médor dans le tableau ; ça ne saurait tardé. La polycrétinerie de nos sociétés, courant en mode canard-sans-tête, n'en finit plus de chercher le fond des abîmes.

  • La science de l'étude

    dox110.gif Les nouveaux charlatans : où comment des études remettent en cause... des études.


    The scale of "fake research" in the UK appears to have been underestimated, a BBC investigation suggests.
    Official data points to about 30 allegations of research misconduct between 2012 and 2015. However, figures obtained by the BBC under Freedom of Information rules identified hundreds of allegations over a similar time period at 23 universities alone. There are growing concerns around the world over research integrity.

     

    Hundreds of allegations of “fake research” conducted at some of the UK’s top universities were reported between 2011 and 2016, figures show.
    According to figures released by 23 of Britain’s 24 Russell Group universities following Freedom of Information (FoI) requests submitted by the BBC, the scale of fraudulent research is much higher than official Research Councils UK (RCUK) statistics suggest. The figures reveal at least 300 allegations including plagiarism and fabrication.

     

    Science is facing a "reproducibility crisis" where more than two-thirds of researchers have tried and failed to reproduce another scientist's experiments, research suggests.

     

    Britain's academy of science is to set up an inquiry into how scientific research is made public.
    It follows rows about the reliability of some studies which, although they were published in journals, were later found to have been based on false or poorly interpreted results. There is also concern about organisations which make scientific claims in press releases and at media conferences but then present no evidence to support their announcements.

     

    Most clinical studies on vitamins flawed by poor methodology.

     

    A new analysis has raised the existential spectre that universities, laboratory chiefs and academic journals are contributing to the “natural selection of bad science”.

    To thrive in the cut-throat world of academia, scientists are incentivised to publish surprising findings frequently, the study suggests – despite the risk that such findings are “most likely to be wrong”.
    The paper comes as psychologists and biomedical scientists are grappling with an apparent replication crisis, in which many high profile results have been shown to be unreliable.

    Sociology, economics, climate science and ecology are other areas likely to be vulnerable to the propagation of bad practice, according to Smaldino.
    “My impression is that, to some extent, the combination of studying very complex systems with a dearth of formal mathematical theory creates good conditions for low reproducibility,” he said. “This doesn’t require anyone to actively game the system or violate any ethical standards. Competition for limited resources – in this case jobs and funding – will do all the work.

     

    Study delivers bleak verdict on validity of psychology experiment results
    Of 100 studies published in top-ranking journals in 2008, 75% of social psychology experiments and half of cognitive studies failed the replication test.

     

    What to Do When People Draw Different Conclusions From the Same Data

    “In God we trust; all others must bring data.”
    That famous line from statistician William Edwards Deming has become a mantra for data-driven companies, because it points to the promise of finding objective answers. But in practice, as every analyst knows, interpreting data is a messy, subjective business. Ask two data scientists to look into the same question, and you’re liable to get two completely different answers, even if they’re both working with the same dataset.

  • Drame

    Où l'on apprend que l'avortement est un drame - cliquez ici.

     "Je n'en veux pas à la sage-femme, mais je veux comprendre pourquoi l'hôpital était ainsi organisé. On ne peut pas mettre une femme qui veut avorter à côté d'une femme qui souhaite garder son enfant à tout prix. C'est trop difficile pour l'une comme pour l'autre."

    Si on peut. Et même on doit, puisque l'objet est rigoureusement identique. Si donc d'un côté nous avons un drame, de l'autre rien de plus que de l'indifférence quand l'objet reste le même et les sujets côte-à-côte, c'est que nous avons abandonné le propre de l'homme. 

  • De quel Bloy se chauffe-t-on ?

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     Nietzsche prêcha Zarathoustra, et c'est le catholique Bloy qui est venu. Nietzsche vécu comme le dernier homme : pleutre comme une vache et impotent. Bloy, qui passa sa vie à patauger à contre-courant de tous les collecteurs de sanies de la métropole mondiale des humanités, est probablement le seul surhomme de son temps. Nietzsche, qui faisait de la philosophie à coups de marteau, n'a jamais défoncé que des clichés et des portes ouvertes. Bloy, dans son entreprise de démolition, s'est d'abord démoli lui-même. Nietzsche faisait du neuf avec de l'usé et du méphitique ; Bloy n'a jamais cherché à faire du neuf, puisque sa matière ne vieillit point.

    La haine de Nietzsche était petite, mesquine, étriquée, minable. Au mieux il giflait des vieilles femmes. Celle de Bloy était généreuse, formidable, surabondante même : il giflait sans compter les imposteurs de la taille de titans.