Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Aius Locutius - Page 4

  • Portrait

    Wagner en une ligne, par Albert Wolff : «quand il ne vous empoigne pas, il vous ennuie au-delà de toute expression.»

    Et c'est tout.

  • Barbapapisme

    barbabouille.gif L'on entend souvent que l'islam est une religion diverse : il n'y a pas un islam mais une pluralité d'islams, et ma foi, dans cette pluralité, il y doit bien en avoir un qui n'insulte pas le genre humain.

    Un article du New-York Time raconte l'histoire pathétique d'une jeune fille, Zahra, que son père maria à l'âge de 11 ans, tomba enceinte à 14, et mourut brûlée à 90%, fort probablement des suites de sévices de sa belle famille. Il apparaît dans cet article que l'âge légal du mariage en Afghanistan est de 16 ans, ce qui met le père de cette fille dans l'embarras lorsque les autorités afghanes essayèrent d'y voir clair. Aussi, lorsque l'enquêtrice Hassina Yousoufi émit des doutes sur le fait que Zahra eut à l'époque l'âge de décider quoique ce soit, le père répondit :

    "Pourquoi me le demandez vous ? Allez demander au prophète." - expliquant qu'il ne faisait là que suivre une tradition datant du prophète Mahomet, suivie de surcroît par celui-ci lorsqu'il se maria à la fillette Aicha. Sans argument, l'enquêtrice s'en alla.

    On peut toujours essayer d'inventer un islam humaniste. On ne réinventera ni le Coran, ni les hadiths, ni les biographies du prophète, et ni la Charia. Contrairement aux Barbapapa, une religion a une consistance, l'islam peut-être plus que toutes les autres.

  • La faute aux chrétiens

    Un islamiste homosexuel refoulé massacre une cinquantaine de personnes dans une boîte de nuit gay ? Cherchez pas, c'est la faute aux chrétiens. Cela va sans dire, mais cela va tellement mieux en le disant - ou en l'écrivant :

    Have Christians Created a Harmful Atmosphere for Gays?

    Evidemment on prendra l'air mine de rien, c'est-à-dire en posant la question, la mine confite et désolée si possible.

    Tout de même, penser qu'il existe dans ce bas-monde ne serait-ce qu'un cerveau de trou du cul pour oser faire l'association "islamiste gay" -> massacre boite de nuit => faute aux chrétiens, faut pas manquer d'outrecuidance. Dans un monde de dégénérés, faire appel à la bêtise des gens ne comporte aucun risque d'échec ; pourquoi se priver ? Plus c'est énorme...

  • Non-preuves de l'existence de Dieu

    Les athées un peu primaires demandent : "montrez-nous une preuve de l'existence de Dieu ? Il n'y en a pas. Donc Dieu n'existe pas."

    Il y a là pourtant un non-sens logique évident : l'existence de ne se prouve pas ; elle est ou elle n'est pas - mais elle est un à priori à toutes possibilités. De là que l'absence de preuves n'est pas une preuve d'absence.

    " L’existence n’est ni déductible a priori ni étrangère à la pensée, elle devient une catégorie de la modalité, catégories qui ne nous disent rien d’objectif mais seulement ce qui se rapporte à notre faculté de connaître."
    (Laurent Giassi,  La négation chez Hegel)

    La phrase de Kant : « Dans le simple possible, ce qui est posé, ce n’est pas la chose même, mais seulement des relations entre quelque chose et quelque chose selon le principe de contradiction. Il est ainsi établi que l’existence n’est pas du tout le prédicat d’une chose quelconque » (Kant, L’unique fondement possible d’une démonstration de l’existence de Dieu)

    En l'occurrence, la distinction doit se faire entre l'existence de quelque chose, et la conscience de quelque chose, étant entendu que cette conscience relève de la connaissance, et plus particulièrement, du témoignage. De même que si quelqu'un me dit "un tel existe", je le croirai en fonction de la science du témoignage, c'est-à-dire, entre autres  :

    1° de la crédibilité du témoin

    2° de la multiplicité du témoignages

    3° de la façon dont le témoignage est transmis

    On notera ainsi qu'il y a quatre évangiles qui sont autant de témoignages. Quand il n'y a qu'un seul Coran, par exemple.

  • Jeunesse

     « Ne croyez point ceux qui vous diront que la jeunesse est faite pour s’amuser : la jeunesse n’est point faite pour le plaisir, elle est faite pour l’héroïsme ». Paul Claudel in Correspondance de Jacques Rivière et Paul Claudel, 1907-1914, Plon, 1926

     

    En 1907, Paul Claudel, diplomate en Chine et âgé de 39 ans, reçut une lettre qui commençait ainsi :
    "Depuis plus d'un an je vis par vous et en vous ; mon soutien, ma foi, ma perpétuelle préoccupation, c'est vous qui l'êtes. Je vous ai adoré comme Cébès Simon ; je me suis prosterné devant vous, j'ai cherché votre âme de mes mains suppliantes. Mais j'attends de vous une autre certitude, une autre réponse que celle donnée par Tête d'Or. C'est pourquoi, après un long recueillement, je me décide enfin à vous écrire. La réponse, mon jeune aîné, ô vous en qui je me suis confié, la certitude, la réponse, je la veux. Je veux que vous me brutalisiez, que vous me jetiez à terre, que vous m'injuriiez ; la réponse.
    Me voici : Vingt ans, comme tout le monde, sans bonheur ni malheur spécial ; mais une inquiétude, une inquiétude terrible, qui veille en moi dès ma vie, et me soulève sans cesse, et sans cesse m'empêche de me satisfaire ; une inquiétude qui me soulève en transports de volupté, en transports de désespoir, une inquiétude infatigable. J'ai cherché dans les livres, certains m'ont ravi, je les ai aimés comme des frères plus âgés et qui savaient mieux, je les ai crus".
    Le jeune homme parle ensuite de l’influence de Barrès et d’André Gide, puis de sa lecture depuis un an de Tête d’Or et de Partage de midi, de Claudel lui-même.
    "Un an ! Et je me demandais à la fin Qui vous donnait cette sérénité admirable, cette force et cette certitude, cette confiance, cette joie. Maintenant j'ai compris. Je sais que Dieu vous assiste et que vous vivez en Dieu. Mais alors ce cri, cette inquiétude, que vous aviez endormis en moi, se sont réveillés, révoltés. Encore j'ai senti mon angoisse m'assaillir. Et c'est pourquoi je me suis résolu de vous demander la paix".