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De quel Bloy se chauffe-t-on ?

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 Nietzsche prêcha Zarathoustra, et c'est le catholique Bloy qui est venu. Nietzsche vécu comme le dernier homme : pleutre comme une vache et impotent. Bloy, qui passa sa vie à patauger à contre-courant de tous les collecteurs de sanies de la métropole mondiale des humanités, est probablement le seul surhomme de son temps. Nietzsche, qui faisait de la philosophie à coups de marteau, n'a jamais défoncé que des clichés et des portes ouvertes. Bloy, dans son entreprise de démolition, s'est d'abord démoli lui-même. Nietzsche faisait du neuf avec de l'usé et du méphitique ; Bloy n'a jamais cherché à faire du neuf, puisque sa matière ne vieillit point.

La haine de Nietzsche était petite, mesquine, étriquée, minable. Au mieux il giflait des vieilles femmes. Celle de Bloy était généreuse, formidable, surabondante même : il giflait sans compter les imposteurs de la taille de titans.

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