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  • Les crachats

    Un exemple, parmi d'autres, de la façon dont les media en général et la BBC en particulier couvre, médiatiquement, ces affaires de pédophilie. Elle reprend ainsi la question du célibat dans l'article suivant :
    "Does Catholic celibacy contribute to child sex abuse?"
    La question n'est pas impertinente.
    L'article commence par mettre en relief les dissensions dans l'Eglise, en nous ressortant l'inévitable "père" Hans Kung (sic !) : il faut bien montrer que ces crétins de catholiques ne sont même pas d'accord entre eux et se chamaillent comme des chiffonniers ; donc que l'Eglise n'est pas une institution très sérieuse, et ce truc du célibat, quelque chose de douteux.

    Le paragraphe suivant fait intervenir un psychiatre, le Dr Lütz. Il est le seul à mettre un peu de substance dans l'article en niant fermement le lien entre le célibat et la pédophilie :
    "Catholics are free to talk about it. Celibacy is no dogma. But I think when we have a discussion about abuse, then this is not the moment to discuss celibacy, because then we make the same strategies as the offenders do.
    The offenders always say 'we are not the guilty ones; society is guilty, the church is guilty, celibacy is the problem, not us'".

    Vient alors le feu d'artifice : face à la déroute annoncée de la ligne éditoriale, il s'agit d'exposer en conclusion la voix de la sagesse, qui va mettre tout le monde d'accord : l'on recueille alors l'oracle de madame Michu quand elle visite la cathédrale. Argument massu : comme on ne peut apporter de preuves scientifiques, et bien on nous sert l'argument d'autorité démocratique, l'avis du public, celui qui condamna Socrate à boire la cigüe. Evidemment pour madame Michu, le célibat, c'est à ranger aux greniers avec tout l'arsenic et la vieille dentelle : faut faire moderne, c'est J-PP et CC qui nous l'ont dit un jour à la télé. Et voilà bien une rare perversité : on recueille l'avis innocent d'une personne au cerveau lessivé par celui-là même qui l'interroge...

    On trouve donc dans cet article école un Dr Lütz, qui représente l'argument de raison, coincé entre un "père" Küng et une madame Michu qui représentent à leur manière des arguments d'autorité - ceux-ci étouffant le premier soit de leur pathétique, soit de leur pathos. Comment ne pas voir dans cet article, sur le fond et la forme, des intentions  malveillantes sous un air respectable (je me donne un vague air honnête en produisant les arguments des différents partis) ? Le titre est : "Does Catholic celibacy contribute to child sex abuse?", et l'on conclut que la question n'est pas là, car le célibat est de toute façon source de bien d'autres problèmes - dixit la vox populi (parce que le mariage ne pose jamais de problème non plus, c'est trop connu pour qu'on se fatigue à le signaler.) Bref, on termine hors-sujet sur les élucubrations de la ménagère de moins de cinquante ans, et là où la réponse à la question est clairement "non", ils embrouillent de mauvaise aloi.

    Conclusion : avec les media, ni naïveté, ni paranoïa. Mais par leurs outrances, ils en arrivent à mettre les victimes, les enfants, au second plan. C'est bien la preuve que seul leur petit agenda les intéresse. Ils n'en ont strictement rien à foutre du reste . Et, finalement ils en arrivent à tout couvrir de leur mépris et de leurs crachats, y compris les victimes, une troisième fois victime.

  • Ridicule

    Voici enfin les solutions proposées pour obliger le méchant climat à se refroidir, de force :

    - Blanchir les nuages au dessus des océans
    - Recouvrir les déserts de bâches en aluminium
    - Envoyer des boucliers solaires dans l'espace
    - Injecter du soufre dans la stratosphère (si on pouvait expédier les scientifiques inutiles à la place...)
    - Fertiliser les océans avec du fer

    Sous ces projets délirants se cache le nom pompeux de "géo-ingénierie". La Royal Society de Londres émet quelques réserves : le britannique est flegmatique, courtois, blasé des excentricités, et adepte de l'euphémisme, en parfait gentleman.
    Je frissonne en me représentant la trogne des futurs historiens de la science, quand ils étudieront l'hystérie millénariste de ce début de XXI°. On aura l'air de quoi, sans blague ?

    Article du Figaro ici. Nous avons bien vérifié, il date du 03/04. N'empêche que tout de même, il subsiste un doute...

    Dans un autre article de ce même canard, on tente de faire bonne figure sur l'ouverture des magasins le dimanche, en regardant du côté des "Quatre Temps" de La Défense :
    « Le dimanche est devenu pour de nombreuses enseignes la deuxième journée de ventes après le samedi, avec 12% à 15% du chiffre d'affaires ».
    Calculons : sachant qu'une semaine ouvrée comporte à présent 7 jours, une moyenne lissée donne 14%. Evidemment on fait plus de business le samedi que le lundi, mais enfin, pas de quoi faire péter le champagne. On ne pipe mot en revanche de l'évolution globale du chiffre d'affaire, ni si l'ouverture du dimanche a fait reculer le CA des autres jours, par exemple celui du samedi...

  • Le sépulcre béant

    "Non, rien n'est sûr dans leur bouche, et leur fond n'est que ruine, leur gosier est un sépulcre béant, mielleuse se fait leur langue."

    Une pétition pour rappeler que le journalisme est censée être une profession, c'est à dire une activité exercée avec professionalisme où seul devrait compter le vrai.

    Pascal regrettait avec un certain fiel qu'on trouvât, à son époque, plus de moines que de raison. Il y a de nos jours plus de journalistes encore, au moins autant d'intellectuels, et même une quantité qui se réclament des deux sans être en réalité ni l'un, ni l'autre.
    Symptôme d'une époque : les ratés et les médiocres ont pris et verrouillé le pouvoir ; ils ont mis savamment au point les usines à crétins, de sorte que plus personne ne puisse prétendre posséder les outils de la raison pour démasquer leur imposture. Ceux qui ont échappé à leur attentat contre l'intelligence se voient, quant à eux, traqués et pourchassés par une police de l'orthodoxie moraleuse : elle lâche à leurs trousses la meute-populace dressée au pathos comme un berger allemand à coup de triques, toute prête à déchiqueter.

    "Des chiens nombreux me cernent, une bande de vauriens m'entoure; comme pour déchiqueter mes mains et mes pieds."