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  • Brève

    Juste pour info :

    "De plus en plus de catholiques dans le monde"
    27 Avril 2010

    La nouvelle édition de l'Annuaire statistique de l'Église fournit les données relatives à la situation et aux actions qu'elle a menées entre 2000 et 2008 dans les différentes régions du monde. Les catholiques n'ont jamais été aussi nombreux.
    Le nombre de catholiques est passé en neuf ans de 1.045 millions à 1.166 millions (+ 11,5 %). Si la présence des catholiques est stable en Europe (+ 1,17 %), leur croissance est de 10,9 % en Amérique et en Océanie, de 15,6 % en Asie et de 33% en Afrique. Les catholiques européens sont passés de 26,8 % du total à 24,3 %.

     On notera que la décroissance (relative) du catholicisme dans les pays dits occidentaux, suit la décroissance (réelle) de l'influence de ces mêmes pays dans le monde. Nous n'y voyons cependant aucun lien de cause à effet...

  • Immédiateté

    L'on se plaint de la tyrannie de l'immédiat : rien de plus faux. Cela fait déjà un certain temps que nous ne sommes pas dans l'immédiat, mais dans un après permanent. Écoutez, voyez ou lisez les média : ils nous projettent en permanence dans l'après, comme pour excuser ou camoufler la médiocrité de leur présent.
    Voici un nouveau produit : la traite du temps. Ces négriers, non contents de nous enchaîner dans leur présent, veulent confisquer sous anesthésie notre futur.

    Ils nous dépossèdent de tout. Ils nous dépouillent et nous disent : "voyez comme vous êtes nus ! Mais ne vous inquiétez pas, nous avons par ici tout ce dont vous avez besoin."

  • Dope

    Un certain Marcel Gauchet nous explique que le "Christianisme est la religion de la sortie de la religion." Le slogan plaît, on l'ânone donc à l'envie, mais n'écoutez pas ces balourdises, c'est l'oeuvre de bonimenteurs eux-mêmes bonimentés.
    La religion de la sortie du Christianisme se nomme en réalité prozac et psychotropes, seule religion capable de faire oublier la haine "du soi" privé de Dieu, et des autres épargnés par cette peste.

    Hegel pour sa part explique que «le peuple qui a un mauvais concept de Dieu a aussi un mauvais État, un mauvais gouvernement, de mauvaises lois». Quand on observe les lois actuelles, qui donc seraient la manifestation du concept de Dieu par le peuple, on se dit qu'il vaut mieux un mauvais concept de Dieu qu'un concept niant Dieu.

  • Il rira, ou le gai savoir

    Nietzsche, dans un accès habituel de mauvaise foi mélangée à un indéniable sens de l'observation, écrivit : "Jusque dans leurs discours [ceux des prêtres] je sens l'odieux relent  des chambres mortuaires. Il faudrait me chanter de meilleures chansons [ Requiem, Magnificat, Stabat Mater, Passion, Messe en si mineur ?] pour me faire croire à leur sauveur ; il faudrait que ses disciples eussent l'air un peu plus sauvés."

    Que n'allait-il à la messe de l'épiscopalien Mgr Tutu, ce fils de Lutherien ?

    Le seul vrai gai savoir pourtant, la religion de la joie et de la danse, c'est le christianisme, assurément. Le marqueur infaillible de la foi, c'est la joie : l'enthousiasme pour être précis, cette exaltation poussant à agir avec joie (étymologiquement "possession divine", être saisi par Dieu).  
    Point de joie, point de foi : les tristes sires et les pisse-vinaigre, voilà peut-être les plus acharnés des récalcitrants à la bonne nouvelle.

    Faut-il pour autant nier les pleurs et les grincements de dents ? Certes non : il est simplement un devoir pour  ceux qui croient à la Vie de danser à temps et non à contre-temps :
    - Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel. 
    - Un temps pour pleurer, et un temps pour rire; un temps pour gémir, et un temps pour danser (Qo 3:1).

    Il convient alors de ne pas se tromper sur ces paroles de Jésus : "Malheur à vous qui riez maintenant! car vous connaîtrez le deuil et les larmes." Et ne disait-il pas juste auparavant : "Malheur à vous, qui êtes repus maintenant ! car vous aurez faim." Quel insensé comprendra qu'il est bon d'être triste, et qu'il est bon d'être affamé ? La lettre tue, l'esprit vivifie, et en effet, malheur à celui qui entend littéralement ces paroles. Le rire dont Jésus se rit, c'est le rire écervelé, de l'insensé qui dit dans son coeur : "Dieu n'existe pas" ; les pleurs, ceux qui sont  victimes de ces gens qui hochent de la têtes, clignent de l'oeil, et mettent à mort les envoyés. Les repus, ce sont ceux qui s'emplissent la panse des biens de ce monde à mesure qu'ils jeûnent des biens de leur âme. Malheur donc à ceux qui dansent à contre-temps
    Jésus quant à lui allait aux noces et au désert, à temps. Et la preuve que le christianisme est religion de joie, Dieu transforme au final matière à pleurer en rire, à temps et contre-temps : "Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers" (cf Luc 6:17 et Mt 5:1). Etre dans la joie et l'allégresse à cause des heurts et malheurs, n'est-ce pas le plus haut des gais savoirs, la logique du rire poussée à son plus ultime ? Simple rappel ici que la vie ne se termine pas avec la mort.

    Voici encore : le rire est terme de l'alliance de YHWH avec Abraham, partant, avec toutes les nations : "Ta femme Sara te donnera un fils, tu l'appelleras Isaac [Il rira]. J'établirai mon alliance avec lui, comme une alliance perpétuelle, pour être son Dieu et celui de sa race après lui". Et cette alliance est étendue à toutes les nations : "Par ta postérité se béniront toutes les nations de la terre, parce que tu m'as obéi." Toutes les nations rient à présent de joie à la suite d'Isaac, à cause d'Abraham et grâce au Christ. Alors, par pitié, que ses disciples prennent donc un air un peu plus sauvé à la sortie de la messe :

    Der Himmel lacht! die Erde jubilieret
    Und was sie trägt in ihrem Schoß;
    Der Schöpfer lebt! der Höchste triumphieret
    Und ist von Todesbanden los.
     -
    Cieux, riez ! Terre, exulte,
    Et tout ce que tu portes en ton sein ;
    Le Créateur vit ! Le Très-Haut triomphe
    Libéré des chaînes de la mort.

    Voilà bien la preuve qu'on peut être Lutherien et rire.
    Enfin quoi ! Dieu n'est pas un Dieu de morts, mais de vivants ; et Dieu n'est certes pas mort : Il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête. Et il juge à présent Nietzsche, fils de pasteur luthérien, sur ses pas de danse, lui qui se prétendait bon danseur : "Tu as chanté ma mort, pauvre insensé ? Eh bien danse maintenant !"

    Note philosophique : "Le rire est triste infirmité de la nature humaine, dont toute tête pensante s'efforcera de se délivrer."
    Hobbes est mort lui, et c'est tant mieux pour nous. 

  • L'inhumanisme

    L'humanisme tranché du Christianisme, privé de racines et de sève, se révèlera au final l'oppresseur le plus implacable et impitoyable de la race humaine.
    La grande différence avec les oppressions passées, c'est qu'elle ne prendra point le visage de criminels, mais ceux de parfaits innocents.

    Baal change de nom et de face, mais il a toujours faim.